Un peu d'histoire...


 

La fréquentation de tribus préhistoriques près de la Photo aérienne CUYrivière l’Yonne est évidente. A l’époque gallo-romaine, Sens était sous l’empire romain. C’était une cité florissante et il est certain que dès la fin de l’âge de pierre, cette partie de la vallée était admirablement préparée pour recevoir des populations aux idées nouvelles.

Les réseaux des voies romaines entre Sens et Meaux passaient près de Noslon. Nous pouvons voir dans les marais, près du RD23, un pont datant de cette époque.

 Cité en 823, Cuy s’appelait « CERCIACUS ». La plupart de ses occupations primitives disparurent sans laisser beaucoup de traces. Pourtant dans la vallée sénonaise des vestiges de l’âge de pierre et de l’époque gallo romaine furent retrouvés à Cuy autour de la ferme de Noslon. Soixante haches ainsi que des outils en silex furent déterrés dans les cultures. Ils appartiennent aujourd’hui à la famille Lorne, propriétaire de l’endroit.

 Par ailleurs, une situle a également été retrouvée à Noslon.

 Le XII° siècle fut celui où se multipliaient les fondations des monastères qui allaient être des foyers de foi chrétienne, d’étude et de civilisation. Dans un monde qui avait peine à se libérer des mœurs barbares, l’abbaye de Sainte Colombe fut construite  sous Clotaire II en 620. Le roi dota les terres de Cuy à l’abbaye afin d’entretenir ce nouvel établissement.

 Photo Entrée de Noslon

Noslon n'était, en 1190, qu'une simple ferme en roture, appartenant à l'abbaye de Saint-Jean-les-Sens. L'abbé et les religieux de ce monastère l'échangèrent, vers l'an 1226, pour la somme des villages de Voulx et de Diant, près de Montereau, avec un riche bourgeois de Sens nommé Garnier Dupré, qui fit ériger en fief cette propriété par le roi Philippe-Auguste et y fit construire des bâtiments, un four, des fossés, etc.

 A Sens, la famille Dupré a marqué profondément l’histoire de la cité sous Philippe-Auguste. Garnier Dupré (dit parfois Desprez), devenu bailli du Roi, fonde un petit Hôtel Dieu hors des murs de la ville (aux environs de l’actuelle Caisse d’Epargne) et perce une poterne. Sa descendance aînée fortifie    Noslon et y constitue une seigneurie.

 En 1251, Henri Cornu, soixante neuvième archevêque de Sens, en fit l'acquisition de ses propres deniers, de Gilles de Noslon (homme de guerre, petit-fils de Garnier Dupré et d'Alpésia, sa femme, et de Guillaume d'Allemand, bourgeois de Sens) pour devenir une maison de plaisance des archevêques. Par ce biais, Cuy appartenait aux archevêques de Sens et ceux-ci s’étaient installés à Noslon. On rapporte qu’en 1367, on menait de Brienon à Sens, à Noslon et Paris, des vins et des grains pour l'approvisionnement des hôtels de l'archevêque en ces divers lieux. Noslon restera propriété des archevêques jusqu’à la fin du XVIII° siècle.

 En 1722, Mrg Le BouthilierMonseigneur Le Bouthilier de Chavigny précise que son château de Noslon risque de tomber en vétusté et en 1724, il le fait abattre et reconstruire.

 

Cardinal de Luynes En 1753, le Cardinal de Luynes décide d’achever le château qui ne sera fini qu’en 1759. Passionné d'astronomie, il avait fait établir un observatoire dans le château. (On rapporte qu’une observation d'une tache du soleil a été faite à Noslon près de Sens, chez  S. E. M.gr le Cardinal de Luynes au mois de 7.bre 1777). Le château fut démantelé en 1792.

 Parmi les matériaux dispersés du château, on peut encore voir à Sens :Brasserie Sens

 * les grilles de fer forgé qui ferment la cour du théâtre municipal (côté sud) mais également l'édifice construit à la fin du XVIIIe siècle avec les matériaux provenant de la démolition du château (Ancienne Brasserie du Théâtre ) ;

  * des panneaux en chêne sculptés et des boiseries provenant de la chapelle et des salons de Noslon qui ornent l’escalier intérieur de l’ancien musée de Sens. Le devant de l’autel de l’église de l’Assomption à Chéroy a également été réalisé dans ces mêmes boiseries.

 Sous l’épiscopat de Monseigneur de Brienne, Noslon est laissé à l’abandon et en 1832 il devient la propriété de Mr Clément Lorne. Les bâtiments de ferme, modifiés, restent toujours en place.

 Point de géographie :

 Le sénonais est la région la plus basse du département puisque son altitude moyenne est inférieure à 200m. La commune de Cuy est elle-même la plus basse puisqu’elle s’étage de la cote de 30 m à la cote de 120 m.

 Carte Cassini

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